Sur certaines illustrations de tissage de rubans, on voit nettement une baguette traversée par les fils de chaîne placée à l’opposé de la progression du ruban, entre le point de fixation et le(s) lot(s) de plaquettes.
Cet accessoire est fixe (il coulisse le long de la chaîne quand le travail progresse mais c’est tout), il a pour but de maintenir l’écartement, la tension et le parallélisme des fils de la chaîne de l’ouvrage.
Son usage n’est pas systématique, mais il est facile à repérer sur les peintures détaillées de la fin du Moyen Âge.
L’objet de ce billet est de mettre cet accessoire en avant, pas de définir sa zone géochronologique. Le tissage aux plaquettes est connu par l’archéologie tout au long du Moyen Âge, mais il est assez peu représenté avant la mode « mariale », qui met en valeur les travaux « domestiques » de la Vierge Marie vers la fin du XIV°s. et surtout au XV°s. C’est à cette période que l’iconographie du tissage de ruban est la plus riche, raison pour laquelle tous les exemples de ce billet montrent Marie à l’ouvrage et au XV°s.
Notons au passage que la chaîne de l’ouvrage en cours est toujours (à 99,9%) parallèle à la ligne des épaules, le ruban est majoritairement construit de de la gauche vers la droite de la tisserande, ou de la droite vers la gauche.









Quelques vidéos de tisserands modernes fabriquant des sangles ou des rubans avec des plaquettes :
